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Infertilité : on t'explique tout !

Un couple sur sept consulte au cours de sa vie pour un problème d'infertilité, et un couple sur dix suit un traitement pour y remédier. Mais quelles sont les causes et les facteurs impliqués dans la diminution de la fertilité ? Quelles sont les solutions proposées ? Moodz te dit tout ce qu’il faut savoir pour mieux comprendre la situation. 

Qu’est-ce que l’infertilité ? 

En France, l’infertilité -ou stérilité- est malheureusement très fréquente. D’après une étude de l’Enquête nationale périnatale (ENP), 15 à 20% des couples en âge de procréer sont concernés. En bref, elle exprime une difficulté à concevoir un enfant et peut aussi bien toucher les hommes que les femmes. Il arrive même que, dans 25% des cas, on ne sache pas expliquer son origine. 

Dans les faits, on commence à parler d’infertilité lorsqu’un couple n’arrive pas à concevoir un enfant après plus de 12 mois de tentatives. Un délai à prendre avec des pincettes puisqu’on rappelle que la grande majorité des couples mettent plus de 6 mois avant de concrétiser leurs tentatives. 

Outre les difficultés à tomber enceinte, l’infertilité induit des répercussions psychologiques qui peuvent être complexes à gérer, tant à l'échelle personnelle qu’à l'échelle du couple. D’où l’importance de se soutenir et de s’entourer de professionnels de la fertilité. 

Rappel du processus de fécondation 

Chaque mois, le corps féminin est soumis au processus naturel de l’ovulation. Lors de chaque cycle menstruel, l’ovaire sélectionne un follicule mature qui deviendra un ovocyte sous l’impulsion des hormones LH et FSH. Une fois chose faite, cet ovocyte commence à se déplacer en direction de l’utérus, endroit où il pourra -peut-être-croiser le chemin d’un spermatozoïde. De cette fusion entre les deux gamètes, mâle et femelle, naît un embryon. 

Quels sont les principaux facteurs de risque ? 

 - L’âge est la principale cause d’infertilité. Dans les faits, la fertilité féminine est optimale entre 18 et 31 ans. Or, l’âge moyen de la première grossesse a reculé. Il était de 30,6 ans en 2018 contre 26,5 ans en 1977. Chez les hommes également, la fertilité optimale est atteinte entre 30 et 34 ans. Au-delà, les spermatozoïdes perdent en qualité et en mobilité.  

 - Une forte consommation d’alcool

 - Une forte consommation de caféine 

 - Une forte consommation de tabac, directement liée au stress oxydatif. Il a une incidence sur le vieillissement prématuré des cellules de l’organisme. 

 - Chez les hommes, une proximité récurrente avec des sources de fortes chaleurs : sauna, travail proche d’un poste de soudure ou d’un four, ou plus simplement le port de pantalons trop moulants, ont démontré une augmentation de la température des testicules et une altération de la qualité des spermatozoïdes présents dans le sperme. 

 - Le stress agit directement sur le système hypothalamo-hypophysaire dont le rôle est de produire des neurohormones ou des hormones gonadotropes en charge de stimuler la sécrétion des hormones reproductives, la LH et la FSH.  

 - Des facteurs environnementaux comme la pollution, la présence de métaux lourds ou encore les perturbateurs endocriniens. 

 - Un IMC haut ou bas. Si c'est le cas, n'hésite pas à te faire aider !

Les causes d’infertilité 

Plusieurs causes peuvent être à l'origine des troubles de la fertilité. Elles peuvent concerner les hommes et les femmes mais peuvent aussi être d'origine mixte. Focus 👇

Chez l’homme

 - L’insuffisance testiculaire ou hypogonadisme masculin.
C’est la cause la plus fréquente chez les hommes. Elle s’exprime par un taux de testostérone peu élevé et qui se traduit par un faible nombre de spermatozoïdes. Les anomalies peuvent donc être soit sur la qualité des gamètes mâles, soit sur leur quantité. 

 - Une anomalie de la production de spermatozoïdes. 
Il peut être question d’azoospermie (=absence de spermatozoïdes), oligospermie (=faible nombre de spermatozoïdes), teratospermie (=les spermatozoïdes présentent des anomalies avec des difficultés à se déplacer)ou encore d’asthénospermie (=des spermatozoïdes immobiles).

 - L’éjaculation rétrograde
Lors de l’éjaculation, le sperme n’est pas évacué vers l’extérieur mais est envoyé vers la vessie. 

 - Des facteurs extérieurs 
Des facteurs environnementaux comme les fortes chaleurs, les pesticides, les métaux lourds, le stress, le tabac, les traitements type chimiothérapie ou radiothérapie peuvent modifier la qualité et la quantité des spermatozoïdes. 

Chez la femme 

 - Une insuffisance ovarienne. 
Dès sa naissance, chaque personne menstruée dispose d’un stock de follicules ovariens dont le nombre est définitif. Au fil des cycles, le stock baisse rapidement, tout comme la qualité des follicules qui régresse avec l’âge. On estime qu’il s’agit de la première cause d’infertilité dès 35 ans. D’autant que l’âge de la première grossesse est de plus en plus tardif. 

 - L’insuffisance ovarienne prématurée ou hypogonadisme. 
Elle est fréquemment liée à une ménopause prématurée ou à une aménorrhée (= absence de règles). On parle d’insuffisance ovarienne prématurée lorsque les ovocytes n’arrivent pas à maturation avant la quarantaine. Dans ce cas, on parle d’infertilité inexpliquée. 

 - Une sténose. 
En bref, on parle d’une réduction anormale du diamètre des trompes de Fallope qui empêche le passage des spermatozoïdes. Dans la grande majorité des cas, cette anomalie est causée par une bactérie : la chlamydia. D’où l’importance de te protéger contre les IST tant que des tests n'ont pas été réalisés avec ton ou ta partenaire.

 - Des malformations ou anomalies utérines. 
Par exemple une absence d’utérus, ou encore la présence de polypes ou de fibromes qui gênent et peuvent être retirés. 

 - Le SOPK ou syndrome des ovaires polykystiques
Dans sa forme la plus avancée, le SOPK entraîne des troubles de d’ovulation à l’origine d’une infertilité par anovulation. Toutefois, son implication dans l’infertilité n’est pas systématique. 

 - L’endométriose. 
Environ 10% des personnes menstruées sont touchées. En cause, l’implantation naturelle de fragments de muqueuse utérine (endomètre) sur les organes voisins (cavité péritonéale, ovaires, trompes, vessie). 

Comprendre le problème pour mieux le régler 

Afin de traiter une possible infertilité, il faut impérativement trouver la cause afin de la comprendre. Une fois chose faite, ton professionnel de santé pourra t’accompagner et te proposer des solutions adaptées. Pour en arriver là, il existe différentes techniques 👇

 - Un bilan hormonal
Le bilan hormonal permet de comprendre si tous les dosages hormonaux sont bons, estimer la réserve ovarienne ou confirmer un diagnostic (SOPK, ménopause prématurée, troubles ovariens, troubles hormonaux, troubles de l’hypophyse…). Ce même bilan peut aussi être réalisé chez l’homme afin de vérifier le dosage de testostérone et d’hormones LH et FSH, également présentes chez l’homme et indispensable lors du processus de reproduction. 
Le bilan hormonal est souvent accompagné d’une prise de sang plus globale qui permet de détecter de probables infections comme la chlamydia, la syphilis, l’hépatite B et C ou encore le HIV. Côté femme, il est généralement couplé à une échographie pelvienne afin de définir si les follicules se developpent correctement et en bon nombre en début de cycle.

 - Un examen gynécologique 
 Ton gynécologue pourra réaliser un toucher vaginal et un frottis avant de vérifier qu’il n’y a aucune anomalie gênante qui pourrait bloquer ta fertilité.  

 - Le test de Huhner 
Il consiste à analyser la glaire cervicale quelques heures après un rapport sexuel afin de vérifier son aspect et sa qualité, ainsi que la mobilité des spermatozoïdes. Pour rappel, lors de l’ovulation, la glaire change radicalement d’aspect et devient plus lisse et élastique afin d’aider les spermatozoïdes à se déplacer jusqu’à l’ovule. 

 - Une hystérosalpingographie
Il s’agit d’une radiographie qui permet de visualiser les organes de la cavité utérine, notamment des trompes de Fallope, du col de l’utérus et de l’utérus à l’aide d’un produit contraste. Elle sert à repérer des malformations, comme des trompes bouchées par exemple et qui pourraient être à l’origine de difficultés à procréer. 

 - Une cœlioscopie
Sur le même principe que l’hystérosalpingographie, la cœlioscopie permet de visualiser l'ensemble des organes de la cavité utérine. La différence, c’est qu’elle fait appel à une fibre optique introduite via une petite incision depuis le nombril. 

 - Le spermogramme 
Du côté de l’homme, les anomalies proviennent souvent de la mauvaise qualité des spermatozoïdes. On évoquait plus haut l’azoospermie (=absence de spermatozoïdes), l’oligospermie (=faible nombre de spermatozoïdes), la teratospermie (=les spermatozoïdes présentent des anomalies avec des difficultés à se déplacer) et l’asthénospermie (=des spermatozoïdes immobiles) qui sont souvent à l’origine des difficultés à procréer. On analyse donc leur mobilité, leur nombre et leur aspect au spermogramme afin de confirmer ou écarter le diagnostic. 

 - La spermoculture 
La spermoculture peut mettre en évidence des infections comme une chlamydia qui pourrait gêner la fertilité. Dans tous les cas, un bilan infectieux est proposé aux deux parties du couple. 

Quel traitement pour venir à bout de l’hypofertilité ? 

Pour la plupart des cas d’infertilité, des solutions existent pour venir à bout des difficultés morales et physiques 👇

L’induction de l’ovulation 

Dans le cas d’une absence ou de troubles de l’ovulation, ton médecin pourra te proposer plusieurs traitements qui serviront à stimuler les ovaires. Ils auront pour but d’obtenir une ovulation de meilleure qualité. Il s’agit de la première technique proposée par les professionnels de santé pour aider le couple à procréer. 

 - Le Citrate de clomifène 
Le citrate de clomifène est utilisé pour accroître le nombre d’ovules libéré chez les femmes qui n’ovulent pas de manière régulière. Il est particulièrement efficace chez les personnes touchées par le SOPK. En revanche, pour 10% des cas, la grossesse multiple est l’un des effets secondaires. 

 - Les gonadotrophines
Si la prise orale de citrate de clomifène s’est avérée vaine, les spécialistes de santé proposent ensuite de prendre des gonadotrophines en injection sous-cutanée. Ces dernières sont des hormones qui stimulent les glandes sexuelles. Elles participent au bon développement des follicules ovariens. En revanche, les gonadotrophines entraînent malheureusement plus de fausses couches que le citrate de clomifène. 

 - Le GnRH
Les troubles de l’ovulation sont parfois liés à l’hypophyse. Ainsi, lorsque le couple ne réagit pas à la prise de citrate de clomifène et de gonadotrophines, les spécialistes de santé proposent de se tourner vers le GnRH. Il s’agit d’une pompe GnRH qui s’installe sous la peau ou en intraveineuse afin de restaurer une ovulation et par conséquent, optimiser les chances de tomber enceinte.  

Le recours à la procréation médicalement assistée

Lorsque toutes les tentatives d’induction de l’ovulation s'avèrent vaines, les spécialistes de santé peuvent conseiller de se tourner vers le recours à la procréation médicalement assistée. Ces solutions ne sont pas toujours faciles à vivre pour les couples car bien souvent, elles peuvent prendre du temps. D’où l’importance d’être accompagné.e tout au long du processus, tant par des proches que par des médecins bienveillants. Focus sur ces techniques 👇

 - La Fécondation In Vitro (FIV)
La FIV est à l’origine conseillée aux femmes qui présentent des anomalies des trompes. Aujourd’hui, elle s’étend aux personnes avec d’autres pathologies comme l’endométriose ou des infertilités inexpliquées. Son taux de réussite s’élève à 25% dès la première tentative et peut atteindre 60% après 4 à 6 tentatives. 
Le principe : stimuler les ovaires avec une injection de gonadotrophines à haute dose. Par la suite, on déclenche l’ovulation avec une injection d’hCG. Lorsque c’est fait, le spécialiste de santé a 36 heures pour ponctionner plusieurs follicules par voie vaginale. Il les met ensuite en culture avec des spermatozoïdes préparés afin d’obtenir fécondation. 2 embryons fécondés seront ensuite transférés dans l’utérus dans les 2 à 5 jours qui suivent. 

 - La Fécondation In Vitro avec ICSI (Injection intracytoplasmique de spermatozoïde)
L’ICSI est réalisée sur le même principe que la FIV. La seule différence est que le biologiste injecte directement un spermatozoïde mobile, prélevé par biopsie testiculaire, dans l’ovocyte. La fécondation est donc garantie à tous les coups. Cette technique est principalement conseillée aux couples dont le trouble de la fertilité est d’origine masculine. 

 - La Fécondation In Vitro avec IMSI (Injection intracytoplasmique de spermatozoïde morphologiquement modifié)
Il s’agit exactement de la même technique que la ICSI évoquée ci-dessus. On parle d’ailleurs de Super ICSI. La nuance avec cette technique adoptée depuis 2009 , c’est que le biologiste ne sélectionne que des spermatozoïdes sans défaut afin d’augmenter les chances d’implantation et de grossesse. 

 - L’insémination artificielle 
L’insémination artificielle est l’une des techniques de procréation médicalement assistée la plus simple et la moins invasive. Au préalable, les ovaires sont stimulés 10 à 12 jours avant l’IA, puis l’ovulation est déclenchée 36 heures avant à l’aide d’une injection d’hormone hCG. Ensuite, le sperme du conjoint ou du donneur est préparé en laboratoire puis déposé directement dans la cavité utérine ou au niveau du col de l'utérus, à l'aide d'un cathéter.
L’insémination artificielle est impérativement réalisée en clinique et encadrée par un professionnel. C’est une technique conseillée aux couples souffrant de troubles de l'érection ou de l'éjaculation, d’une mauvaise qualité de sperme ou de glaire cervicale. À savoir que l’IA est prise en charge par l’assurance maladie à 100%. 

Quel traitement pour venir à bout de l’hypofertilité ? 

Les troubles de la fertilité peuvent être une vraie souffrance pour les couples qui n'arrivent pas à procréer, tant physique que psychologique. Il est important de rester soudé.e.s et surtout de bien s'entourer. Des proches compréhensifs et un corps médical bienveillant sont d'une grande aide pour traverser cette épreuve !



Sources : Étude http://www.xn--epop-inserm-ebb.fr/grandes-enquetes/enquetes-nationales-perinatales http://www.xn--epop-inserm-ebb.fr/grandes-enquetes/enquetes-nationales-perinatales https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/infertilite https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/sterilite-pma-infertilite/prise-charge-infertilite