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Le trouble dysphorique pré-menstruel : la version ++ du SPM

Le SPM, aka syndrome prémenstruel, tu connais. Mais quand il passe au niveau supérieur, on parle de trouble dysphorique prémenstruel et il manifeste à travers plusieurs troubles psychiatriques.. Souvent mal diagnostiquées, les personnes qui en souffrent sont fréquemment peu prises au sérieux. 

Pour le reconnaître : phases de dépression à l’approche des règles, labilité émotionnelle, crises de colère inhabituelles, angoisses, stress qui surviennent lors des quelques jours qui précèdent ton cycle.. Ces symptômes te semblent familiers ? Moodz fait le point sur un problème encore trop mal connu.   

Le TDPM, un trouble physique et psychique 

Attention : le trouble dysphorique prémenstruel ne doit pas être confondu avec les symptômes du syndrome prémenstruel (SPM). On te la fait courte : le TDPM est bien plus sévère. Si 20 à 40% des personnes en âge de procréer sont touchées par le syndrome prémenstruel, seules 2 à 6% sont sujettes au TDPM. En bref, c’est un peu un mix entre mal-être physique et mal-être psychique : la totale 🤯

Il n’est pas facile à reconnaître car même les professionnels de santé le confondent avec la dépression. 

Il fait son apparition pendant la période des premiers jours de règles. En gros, à l’approche de tes règles, plus rien ne va. 

C’est quoi l’origine du TDPM ?

Les chercheurs assurent que beaucoup de troubles psychiques et/ou nerveux en corrélation avec le cycle menstruel proviennent d’une variation hormonale brusque. 

Et bien, la situation se reproduit dans le cadre du TDPM avec une variation brutale du taux de stéroïdes ovariens aka tes hormones sexuelles comme les œstrogènes et la progestérone. 

Comment on le reconnaît ? 

Comme on te le disait, il n’est pas facile à reconnaître car il se fait souvent passer pour une forme de dépression. Pour correspondre au TDPM, les symptômes physiques et psychiques doivent impérativement intervenir après l'ovulation jusqu'à ton premier jour de règles, avant de régresser ou disparaître. 

On te résume quelques-uns des symptômes qui pourraient te mettre la puce à l’oreille. 
 - Des ballonnements
 - Un état de fatigue généralisé
 - Une perte d'intérêt pour les activités habituelles
 - Une mauvaise concentration ou une concentration anormalement difficile
 - Un appétit variable
 - Des douleurs aux articulations
 - Des douleurs à la poitrine
 - Une labilité émotionnelle (instabilité émotionnelle)
 - Une forte anxiété
 - Des troubles du sommeil répétés
 - Un sentiment de perte de contrôle
 - Un sentiment de rejet social ou une volonté de rejeter les échanges sociaux
 - Des crises de colère violentes et inhabituelles
 - Une humeur dépressive très marquée qui peut même mener à des idées suicidaires

Bien plus handicapant que le syndrome prémenstruel, le TDPM est aussi fréquemment sous diagnostiqué. Les symptômes pointent le bout de leur nez pendant la seconde moitié du cycle et se terminent avec les règles. L’humeur est fortement touchée et tend vers une dépression, une angoisse constante, un désintérêt pour les activités du quotidien et qui peuvent être accompagnés de pensées suicidaires. 

Le problème, c’est que plus t’es mal et plus ces troubles s’intensifient. En angoissant et en stressant, tu favorises l’effet en cascade des symptômes. Ils peuvent aussi s’accentuer avec des cycles irréguliers ou à l’approche de la ménopause. 

Si ces symptômes à la fois physiques, psychiques et sociaux te sont familiers, alors il est temps de prendre rendez-vous avec ton gynécologue, un psychologue ou un psychiatre spécialisé pour en discuter et trouver des solutions adaptées. 

Comment traiter le TDPM ? 

Dès que tu as un doute et que tu te sens dépassée, la meilleure chose à faire c’est de consulter ton médecin ou ton gynécologue. Il te conseillera de prendre aussi rendez-vous avec un psychologue ou un psychiatre spécialisé dans le trouble dysphorique prémenstruel. 

Pour l'instant, il n'existe pas encore vraiment de traitement mais plusieurs chercheurs et médecins y travaillent 💪 Par contre, ton professionnel de santé peut te proposer des approches thérapeutiques. 

 - Un régime alimentaire qui exclut le sel, le sucre, les excitants (café, thé) et l’alcool. 
 - La reprise d’une activité physique. Le sport pendant les règles permet de réoxygéner les tissus. Si tu veux en savoir un peu plus, on a justement un article qui t’explique pourquoi la pratique sportive est ta BFF pendant tes règles
 - S’essayer à la relaxation et la méditation.
 - Booster son sommeil. Le repos est souvent la clé à de nombreux troubles. 

Ton professionnel de santé peut aussi te proposer d’autres traitements si les approches thérapeutiques n’ont aucun effet sur ton TDPM. 

 - Il peut te prescrire des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Ces médicaments ont un effet sur l’anxiété et l’irritabilité. Ils sont souvent utilisés pour calmer les symptômes psychiques du TDPM. 
 - Une pilule contenant de la drospirénone (aka une substance progestative) a montré une efficacité dans le traitement des formes les plus sévères du syndrome prémenstruel
 - Il peut aussi opter pour un traitement hormonal type GnRH (hormone libérant la gonadotrophine) qui élimine les effets du TDPM en reproduisant les effets d’une ménopause temporaire. Attention : on remarque beaucoup d’effets secondaires avec ce traitement comme des dysfonctionnements hormonaux. On estime qu’il est le dernier recours avant l’ovariectomie.

Pour les personnes chez qui le TDPM devient insoutenable et incontrôlable, un ultime traitement est proposé : l’ovariectomie bilatérale. Une solution non sans enjeux et qui demande une grande réflexion. 

LA solution : stay calm & positive !

C’est plus facile à dire qu’à faire, on l’entend… Tu peux essayer de l'anticiper et de positiver au max à l'approche de cette période !

Si ton milieu professionnel le permet, tu peux repousser à la semaine suivante les réunions importantes et t'organiser une semaine plus calme. C’est déjà un bon moyen d’éviter des montées de colère ou d’angoisse.

Dès que tu sens les crises d’angoisse, de colère et de stress prendre le dessus, pose-toi ! Ça a l’air bête comme ça mais la méditation, la gestion de la respiration et la relaxation apportent énormément. 

On te rappelle aussi que l’avis et le suivi d’un psychologue ou psychiatre est indispensable pour reprendre en main les idées (trop) noires. 



Sources : https://link.springer.com/article/10.1007/s11920-015-0628-3