La vérité sur les règles sous contraception (pilule, patch, stérilet)

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Les règles sous contraception sont-elles de “vraies” ou de “fausses” règles ? Est-on censées saigner sous pilule, patch ou stérilet ? Moodz te déroule un petit guide spécial règles sous contraception (avec ou sans hormones) pour répondre à ces questions !

Les règles, les vraies

Les "vraies" règles “se produisent lorsque l'ovulation n'est pas suivie de fécondation et qu'une partie de la muqueuse utérine, qui s'[était] épaissie pour accueillir l'embryon, se détache” (1). En d’autres termes, les règles à proprement parler sont les signes d’une absence de fécondation. Elles apparaissent en moyenne tous les 28, bien que certaines puissent être irrégulières. Ce, jusqu’à la ménopause.

Les “fausses” règles, quant à elles, peuvent aussi bien survenir avant qu’après la ménopause. On les appelle “fausses”, car elles ne sont pas provoquées par une ovulation mais par la prise d'hormones. Les hormones peuvent être “prises dans le cadre d’une contraception ou d’un traitement hormonal substitutif (THS) de la ménopause” (2). Ce dernier “s'adresse aux femmes qui sont déjà ménopausées et qui présentent des troubles fonctionnels liés à la ménopause et altérant leur qualité de vie” (3).

L’objectif de la contraception hormonale étant d’interrompre l’ovulation, c’est #logique qu’elle stoppe également les “vraies” règles. En d’autres mots, 0 ovulation = “fausses” règles. Si tu saignes en cours de plaquette ou alors que tu prends ta pilule en continu, c’est que les “hormones contenues dans ta pilule suppriment l'ovulation, mais induisent également une légère poussée de la muqueuse” (1). Cette dernière peut donc se mettre à saigner, ce qui peut être confondu avec les “vraies” règles #fakerègles.

 

pilule

Photo : iStock/Altayb

La pilule

Il y a différents types de contraception orale… et donc de réactions de l’organisme et de types de règles sous pilules ! #logique, quand tu nous tiens. Moodz te les liste :

  • La pilule “pauses comprises” a.k.a la pilule œstroprogestative

Les pilules œstroprogestatives contiennent deux types d’hormones : l’œstrogène et la progestérone (3). Elles représentent la majorité des pilules prescrites. Selon le nombre de comprimés par plaquette, le schéma de prise est différent. Il y a les plaquettes de 21 comprimés suivis de 7 jours d’arrêt, qui correspondent aux “fausses” règles. Il y a aussi les plaquettes de 28 comprimés, pris en continu, dont certains sont placebo, ou non actifs. C’est durant la prise de ces derniers que les “fausses” règles surviennent.

#Goodtoknow : Normalement, si tu enchaîne les plaquettes sans faire de pause ou prendre les comprimés placebo, tu ne devrais pas saigner sous pilule contraceptive.

Est-ce risqué ? Non. “Aucune étude n’a défini un nombre maximal d’enchaînement de plaquettes de pilules contraceptives.” d’après le Pr André Nazac, chef de clinique et responsable du secteur gynécologie du CHU Brugmann (2). C’est avant tout une question de confort, permettant d'éviter les saignements menstruels ! De plus, ça permet de ne pas oublier de recommencer la plaquette suivante le bon jour !

Le seul inconvénient ? Si ça fait 3 à 4 mois que tu prends la pilule, des petits saignements imprévisibles peuvent survenir (ce n’est pas toujours le cas) (2). Si cela te semble bizarre ou juste gênant, n’hésite pas à en parler à ton médecin.

  • La pilule en continu a.k.a la pilule progestative

Les pilules progestatives se prennent en continu : chaque plaquette contient 28 comprimés actifs, et il n’y a pas d’arrêt entre les plaquettes, ni de comprimés inactifs. Ces pilules ne contiennent qu’un type d’hormone (la progestérone). Elles conviennent aux femmes qui allaitent ou à celles chez qui les œstrogènes sont contre-indiqués. Attention, car sans pause, les saignements peuvent survenir de manière plus irrégulières qu’avec les contraceptifs œstroprogestatifs.

 

implant

Photo : hellocare.com

L’implant 

Il fonctionne un peu comme une pilule en continu : Le progestatif a un double effet : il “endort” l’ovulation + amincit l’endomètre. Du coup, l’endomètre saigne peu, mais fréquemment. Si les saignements sont très fréquents ou quotidiens, il peut être nécessaire de consulter un médecin.

Le stérilet 

  • Le stérilet hormonal
Normalement, le stérilet hormonal devrait réduire le volume de tes règles. La raison ? En diffusant un progestatif (le lévonorgestrel), il réduit l’épaisseur de l’endomètre (= les parois de l’utérus), donc les saignements ! Ces derniers devraient être peu abondants ou même inexistants. Ne t’inquiètes pas si tu as quand même de petits saignements pendant les trois mois qui suivent l’implantation de ton stérilet hormonal. C’est le temps nécessaire à ton corps pour s'acclimater à ce corps étranger !
  • Le stérilet cuivre

Le stérilet cuivre, lui, ne contient pas d'hormones. Ainsi, il n’a pas d’incidence sur tes hormones et ton cycle. C’est le cuivre présent dans le stérilet en question qui agit sur les spermatozoïdes. Il réduit leur mobilité et les rend moins viables dans l’utérus (3). Ainsi, ils ne remontent pas dans la trompe, où se trouve l’ovule fécondable. Puisque le cuivre que contient ce stérilet = un corps étranger provoque une réaction inflammatoire dans l'utérus, il modifie la paroi de l'endomètre. Souvent, cela s’accompagne par des saignements plus abondants et des douleurs plus intenses,, surtout durant les premiers mois qui suivent sa pose.

Il convient à toute femme ayant déjà eu un rapport sexuel, à part si elle présente de contre-indications. Parmi celle-ci figurent les “vraies” règles trop abondantes, longues et/ou douloureuses. Si tu es concernée, essaye d’envisager un autre type de contraception : le stérilet cuivre pourrait aggraver ces symptômes.

 

 

patch

 

Photo : James Heilman, MD

 

Le patch

Le patch est un timbre qui se colle sur ta peau (au niveau du ventre, des épaules ou du bas du dos et jamais près d’un sein). Il contient des hormones (un oestrogène et un progestatif), qui “traversent la peau et passent progressivement dans la circulation sanguine” (4) pour notamment bloquer l’ovulation. Chaque semaine, tu mets 1 nouveau patch durant 3 semaines. La 4ème semaine, pas besoin de patch : c’est là que les saignements apparaissent (comme dans le cas d’une pilule contraceptive non prise en continu). En tout, ça fait 4 semaines de protection ! Lors des premiers mois, des spottings peuvent apparaître, comme après l’adoption de tout moyen de contraception.

Parfois, la contraception ne convient pas !

Que des saignements soient “compris” ou non dans ton mode de contraception, si ceux-ci surviennent au-delà des trois premiers mois à n’importe quel moment, c’est peut-être que ta contraception ne te convient pas ou bien signe d’un dysfonctionnement. Pour en avoir le coeur net, n’hésites pas à consulter ton gynéco qui t’orientera vers une autre contraception et/ou des examens.

En fait, l’important est de bien connaître ton corps + les différents types de contraception pour choisir la meilleure option ! Ici aussi, un professionnel de santé sera toujours plus à même de te conseiller.

Et niveau confort, tu pourras toujours compter sur tes Moodz pour être au sec, que tes règles soient “vraies” ou “fausses” ! 💜

Sources : 

(1) Science&vie
(2) Destinationsante
(3) Gynandco
(4) ChoisirSaContraception

Écrit par Anaïs Koopman - Rédactrice Moodz

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