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Tout sur le HPV !

Les papillomavirus humains aka les HPV sont des virus sexuellement transmissibles, contractés généralement au début de la vie sexuelle. Quel est leur mode de transmission ? Quels sont les symptômes associés ? Comment se faire dépister ? Comment s'en protéger ? Focus sur cette infection sexuellement transmissible qui, dans certains cas, peut devenir persistante 👇

Qu’est-ce que le papillomavirus ? 

Généralement il s’agit d’une infection silencieuse. Dans 90% des cas, elle régresse sous l’impulsion du système immunitaire et ne développe aucun symptôme. Tu peux d’ailleurs être porteur.se du virus HPV sans le savoir et par conséquent, être très contagieux. 

Pour les 10% restants, l’infection devient persistante et peut mettre entre 2 à 5 ans avant de dévoiler ses premiers symptômes, puis 10 à 30 ans avant d'évoluer en lésions cancéreuses.

Focus sur les symptômes causés par l’infection au papillomavirus 👇
 - Des verrues dures et blanchâtres qui se développent sur la voûte plantaire. 
 - Des verrues vulgaires de couleur chair ou blanchâtre qui se développent généralement sur les coudes, les mains, les genoux. 
 - Des verrues planes sur le visage de couleur chair ou brunâtre. 
 - Des papillomes verruqueux qui sont des petites verrues cutanées de quelques millimètres qui se développent souvent sous la barbe. 
 - Des condylomes, ou autrement dits, des verrues génitales qui se traduisent par des saignements vaginaux ou des démangeaisons de la muqueuse génitale. Ces derniers sont souvent bénins mais fortement transmissibles. D’ailleurs, il arrive que les condylomes ne soient pas visibles à l'œil nu. Chez la femme, ils se développent autour de la vulve, du vagin et de l’anus. Chez l’homme, autour du gland, du frein, du prépuce et de l’anus. 

Dans les cas les plus avancés, l’infection à certains types de HPV peut mener au développement de certains cancers. D’où l’importance de surveiller l’évolution des premiers symptômes 👇
 - Dans de rares cas, le papillomavirus peut mener à un cancer de la peau lié à une epidermodysplasie verruciforme. En cause, la muqueuse cutanée devient anormalement sensible après l’infection au HPV de génotype 5 et 8. 
 - Une infection au HPV 16 et 18 peut mener à un cancer du col de l’utérus. On estime tout de même que ces deux génotypes sont à l’origine de 99% des cas de cancer du col. 

À savoir que les personnes avec un déficit immunitaire sont plus fragiles face à l’infection au HPV. Sur le plan cutané, les jeunes adultes sont les plus vulnérables face aux symptômes.  

Peut-on se faire dépister ? 

Le problème de l’infection au HPV, c’est que les symptômes peuvent mettre plusieurs semaines ou même années avant de pointer le bout de leur nez. D’où l’importance de te faire dépister tous les 2 à 3 ans dès 25 ans, que tu sois un homme ou une femme. L'intérêt du dépistage, c’est de pouvoir traiter l’infection à temps et l'empêcher de développer une forme grave qui aurait pu être évitée. 

Chez la femme 👇

 - Entre 25 et 29 ans, il est conseillé de réaliser un frottis (= prélèvement de cellules au niveau du col de l’utérus) chez ton gynécologue ou ta sage-femme qui pourra ensuite demander une analyse de l’aspect des cellules. 

 - Dès 30 ans et jusque 65 ans, il est recommandé de réaliser un test HPV chez ton gynécologue, ta sage-femme ou en laboratoire. Il s’agit d’une alternative au frottis qui consiste à rechercher la présence d’ADN du virus HPV. Il est réalisé tous les 3 ans si la dernière analyse est négative. 

Chez l’homme 👇

Ton médecin te conseillera de consulter un urologue ou une dermatologue afin de réaliser une péniscopie. Il s’agit d’un examen du pénis à l’aide d’une loupe binoculaire et d’acide acétique afin de repérer de possibles condylomes ( = verrues génitales). 

Comment soigner une infection au papillomavirus ? 

Les traitements, conseillés par ton professionnel de santé, varient en fonction de la forme de HPV, de ton âge ou de l’emplacement de ta lésion. Focus sur les différentes techniques pour soigner l’infection 👇

Pour les verrues plantaires 

 - Ton médecin ou dermatologue pourra utiliser de l’acide salicylique à appliquer sur la lésion pour brûler la verrue. En prime, cette technique crée une inflammation locale qui booste le système immunitaire et aide à combattre le virus. 

 - Il peut aussi utiliser la cryothérapie pour venir à bout de ta verrue. Le topo : utiliser le froid via l’azote liquide à -196 degrés Celsius pendant 5 secondes, pour brûler en profondeur et décoller la verrue. 

Attention, ces techniques ne doivent pas être utilisées sur le visage en cas de verrues planes. Là encore, c’est à ton dermatologue de te conseiller la meilleure technique pour les soigner en toute sécurité !

Pour les condylomes 

 - Même si certaines verrues génitales disparaissent avec le temps, il est important de consulter un gynécologue ou un urologue. En attendant, continue impérativement de te protéger lors de tes relations sexuelles avec ton ou ta partenaire. 

 - De même, ton gynécologue ou ta sage-femme peut te conseiller une crème qui stimule l’immunité locale afin de venir à bout des condolymes. 

 - Des traitements physiques et chirurgicaux peuvent aussi être conseillés, comme le laser, la cryo ou l’électrocoagulation (qui consiste à détruire les lésions à l’aide d’un courant électrique). 

Comment se protéger contre les formes de papillomavirus ? 

La meilleure protection contre le papillomavirus reste la vaccination anti-HPV qui booste l'immunité contre ce type d’IST. Jusqu’à maintenant, seules les jeunes filles, dès 11 ans, étaient concernées. Depuis peu, la Haute Autorité de Santé encourage désormais l’élargissement de la vaccination aux jeunes garçons, dès 11 ans également. 

Pour les hommes, comme pour les femmes, 2 doses sont recommandées entre 11 et 14 ans tant que le premier rapport sexuel n’a pas eu lieu . Si tu fais partie de celle.ceux qui n’ont pas fait leur vaccin avant leur premier rapport, il est possible d’avoir une vaccination de rattrapage entre 15 et 19 ans, moyennant 3 doses. 

On te rappelle que le papillomavirus n’est pas la seule IST que tu peux être amené.e à croiser durant tes contacts sexuels. Il est donc important de continuer à te protéger à l’aide d’un préservatif, tant que des tests n’ont pas été réalisés. 

Sources : https://papillomavirus.fr/sinformer/infections https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2020/depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus-le-test-hpv-recommande-chez-les-femmes-de-plus-de-30-ans