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La vaginite : qu'est-ce que c'est et comment la soigner ? 

Qu'est-ce qui provoque une vaginite ? Comment différencier une mycose d'une vaginite ? Comment ça se soigne ? Des complications peuvent-elles se développer ? Moodz te dit tout sur cette infection vaginale qui touche 75% des personnes menstruées au moins une fois dans leur vie. 

Qu’est-ce qu’une vaginite ? 

La vaginite est une inflammation du vagin presque toujours associée à une inflammation de la vulve. Dans ce cas, on parle même de vulvo-vaginite. Elle peut être causée par une bactérie, un champignon, un virus, un parasite ou encore par une simple irritation non infectieuse. 

On estime que 75% des personnes menstruées ont une vaginite au moins une fois dans leur vie. On la retrouve d’ailleurs sous plusieurs noms comme la vaginose, qui peut être une vaginite mais qui est causée par un déséquilibre de la flore vaginale et non par une infection ou encore sous forme de mycose vaginale. Dans 90% des cas, la vaginite est essentiellement bactérienne. 

Les différents types de vaginites

Si l’origine est bactérienne, on parle de vaginose, si en revanche elle est causée par un champignon, on parle de mycose. On t’explique tout 👇

 - La vaginite mycosique ou mycose vaginale
 Elle peut être causée par un dérèglement de la flore vaginale où vivent tout un tas de micro-organismes. Dans ce cas, le bon équilibre n’est plus au rendez-vous et la flore se détériore. Une grossesse, des vêtements trop serrés ou encore des rapports sexuels peuvent être causer une prolifération anormale de champignons et donc d'une mycose !

 - La vaginose bactérienne 
Ces mêmes dérèglements peuvent entraîner une vaginose bactérienne causée par la bactérie Gardnerella vaginalis .

 - La vaginite parasitaire 
Elle peut aussi être causée par une IST provoquée par le parasite Trichomonas vaginalis. On parle de vaginite à Trichomonas.

 - La vaginite atrophique
Elle peut se déclencher suite à une ablation des ovaires ou la ménopause en raison de la chute du taux d’oestrogènes. Elle entraîne une sécheresse vaginale et un amincissement de la muqueuse vaginale.

 - La vaginite d'irritation
La vaginite d’irritation est souvent due à l'utilisation de produits chimiques peu appropriés, qui dérèglent le pH vaginal. Pour l'éviter, il est donc conseillé d’éviter les douches vaginales et les gels douches parfumés.

Comment la reconnaître ? 

Pour reconnaître une vaginite, c’est assez simple. Voici les symptômes qui peuvent te mettre la puce à l’oreille 👇

 - Des pertes vaginales inhabituelles : plus odorantes, plus abondantes et avec une texture et une couleur différente. 
 - Des démangeaisons et des douleurs au niveau du vagin et de la vulve
 - Des grandes lèvres gonflées et sensibles 
 - Des irritations et des douleurs lors des rapports sexuels 
 - Des saignements légers (plus rare)

Si ces symptômes te parlent, on te conseille d’aller consulter ton médecin afin qu’il te donne un traitement approprié. Selon les cas, il peut s’agir d’une crème à appliquer ou bien d'une prise d’antibiotiques.

En revanche, si tu as de la fièvre et des douleurs abdominales en plus de ta vaginite, il est impératif d’aller consulter rapidement afin d’éviter une infection génitale haute. Cette dernière pourrait avoir d’autres conséquences, notamment dans le cas des vaginites bactériennes à chlamydia et gonocoques non soignées.

Qui sont les personnes les plus touchées ? 

Même si toutes les personnes menstruées sont susceptibles d'en attraper une au moins une fois dans leur vie, certaines personnes sont plus à risque 👇

 - Les personnes atteintes de diabète sont plus sujettes aux vaginites à levures qui raffolent du glucose. 
 - Les personnes enceintes sont 10 à 20% plus sujettes aux vaginites pendant la grossesse et notamment la vaginose bactérienne en raison des dérèglements fréquents de la flore vaginale. 
 
D’autres facteurs peuvent aussi entrer en compte et permettre la multiplication des vaginites 👇
 - Une fatigue accrue 
 - La prise d’antibiotiques qui peut dérégler la flore vaginale
 - Les vêtements trop serrés 
 - La consommation d’aliments riches en sucre
 - Certains traitements aux œstrogènes
 - Un stérilet au cuivre

Quels sont les risques ?

Dans la plupart des cas, il n’y a pas de complications. Par contre, si tu es enceinte, il vaut mieux la prendre au sérieux, surtout s'il s'agit d'une vaginite bactérienne ou causée par le parasite Trichomonas Vaginalis. La traiter rapidement permettra d'éviter tout risque d'accouchement prématuré.

La présence de ce type de vaginite peut aussi accroître le risque de contamination par le VIH . 

Comment l’éviter ?

Si tu as déjà eu une vaginite, alors tu sais que ce n’est pas agréable 😅. Voilà nos meilleurs tips pour éviter de revivre ça 👇

 - Éviter les savons trop agressifs et la douche vaginale 
 - Ne pas porter des vêtements trop sérrés
 - Éviter les sous-vêtements synthétiques et opter pour ceux en coton 
 - Sécher correctement la vulve après la toilette
 - Changer de sous-vêtements en cas de forte transpiration (après une séance de sport par exemple !)
 - Ne pas garder son maillot de bain mouillé 
 - Changer régulièrement de protection si tu utilises des tampons ou serviettes jetables
 - Dormir sans sous-vêtements 
 - Utiliser des préservatifs lors des rapports sexuels

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Comment la traiter ? 

Pour commencer : prends rendez-vous chez ton médecin 📞

 - Dans le cas de la vaginose bactérienne : 
Ton médecin va te prescrire des crèmes, des gels ou des comprimés à base d’antibiotiques. Le plus fréquent est le métronidazole, administré par voie orale ou vaginale. 

 - Dans le cas d’une vaginite à Trichomonas
Pour venir à bout d’une Trichomonase, ton médecin va te prescrire du métronidazole en une seule dose. Dans ce cas précis, il est important de traiter en même temps, le ou la partenaire afin d’éviter les récidives. Si tu es enceinte, ton médecin te proposera du clotrimazole en crème ou en ovule. 

Warning : Il est conseillé de ne pas consommer d’alcool durant les 48h qui suivent un traitement au métronidazole ! Il est également recommandé de ne pas allaiter durant les 24h qui suivent la prise. 

 - Dans le cas de la vaginite à levures 
Ce type de vaginite est traitée à l’aide d’ovules à insérer directement dans le vagin au moment du coucher. Il est possible d’administrer l’ovule même pendant les règles. Ton médecin peut aussi te conseiller une crème antifongique, destinée à détruire le champignon en question. 

Enfin, ne laisse pas traîner une vaginite car cela peut vite devenir désagréable. Prends vite rendez-vous chez ton médecin et prends soin de ton hygiène intime 🙂

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