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Tout savoir sur l'infection urinaire 

L’infection urinaire aiguë ou chronique peut toucher plusieurs organes du système urinaire. Douloureuse et désagréable, elle est pourtant très fréquente, notamment chez les femmes. Comment apparaît cette infection ? Quels sont les facteurs de développement ? Comment la prévenir ? Quels sont les symptômes ? Existe-t-il des traitements ? Moodz te dit tout ce qu’il faut savoir sur les infections urinaires.  

Qu’est-ce qu’une infection urinaire ?

L’infection urinaire est une infection qui touche l’un des organes de l'appareil urinaire comme la vessie, les reins, l'urètre ou la prostate chez l’homme. Pour des raisons anatomiques, elle est plus fréquente chez la femme en raison de la proximité entre le méat urinaire et l’anus. Il est donc plus facile pour les bactéries de remonter dans l’urètre et atteindre la vessie. Résultat : coucou l’infection urinaire 👋

Les bactéries responsables de ce type d’infection font partie de la famille des entérobactéries, soit d’origine digestive. Dans 80% des cas d’infections urinaires, la bactérie Escherichia coli est la cause. 

On parle de cystite quand il s’agit d’une infection urinaire basse, au niveau de la vessie. C’est d’ailleurs la forme d’infection urinaire la plus fréquente. On estime même qu’une femme sur deux en aura une au moins une fois dans sa vie. A l’inverse, dans le cas d’une infection urinaire haute, au niveau du rein, on parle de pyélonéphrite. 

Les différentes infections urinaires 

En fonction de l’organe urinaire touché, l’infection urinaire varie. Retour sur les 3 types d’infections possibles 👇

 - La cystite infectieuse

C’est la forme d’infection urinaire la plus fréquente qui ne touche quasiment que les femmes. En gros, c’est une inflammation de la vessie causée par la remontée de bactéries digestives de type Escherichia coli, particulièrement nombreuses au niveau de l’anus. Elles passent en un clin d'œil de la zone anale à la zone vulvaire et remontent par l’urètre pour atteindre la vessie. La cystite est par conséquent, toujours accompagnée d’une urétrite = inflammation de l’urètre. 

- L’urétrite infectieuse

Ce type d’infection urinaire touche uniquement l’urètre, soit le conduit qui relie le méat urinaire à la vessie. L’urétrite infectieuse peut être causée par une IST de type chlamydia ou gonocoque. Chez l’homme, elle peut aussi être accompagnée d’une prostatite = inflammation de la prostate. 

 - La pyélonéphrite

L’infection urinaire type pyélonéphrite est un peu plus grave car elle touche le bassinet soit la cavité du rein qui collecte les urines. Il est également probable qu’il s’agisse d’une complication d’une précédente infection urinaire mal ou non traitée. Cette infection est fréquente chez les femmes et plus encore chez les femmes enceintes. 

En bref, les femmes sont plus sensibles aux infections urinaires que les hommes pour une raison toute simple : la taille de leur urètre. En effet, celui-ci est plus court chez les personnes menstruées et permet, par conséquent, un accès simplifié vers la vessie.  

Quels sont les premiers signes d’une infection urinaire ? 

L’infection urinaire est généralement assez facile à reconnaître puisqu’elle est douloureuse. Il est toutefois possible que tu sois asymptomatique et que ton infection se traduise par une fièvre isolée, même si cela reste moins fréquent. La plupart du temps, voici les signes qui devraient te mettre la puce à l’oreille 👇

 - Dans le cas de la cystite 

 - Des brûlures lors de la miction 
 - Une envie fréquente d’uriner
 - Des urines troubles, malodorantes voire hémorragiques 
 - Une douleur dans le petit bassin

- Dans le cas de l’urétrite

 - Des brûlures lors de la miction 
 - Une envie fréquente d’uriner
 - Des urines troubles, malodorantes voire hémorragiques 
 - Une douleur dans le petit bassin

- Dans le cas de la pyélonéphrite

 - Une fièvre élevée (39°- 40°) 
 - Une fatigue intense
 - Des frissons 
 - Des douleurs au niveau des organes sexuels et du bas du dos 
 - Possibilité d’avoir également les mêmes signes que la cystite

Comment traiter une infection urinaire ? 

Aux premiers signes, on te conseille de prendre rendez-vous chez ton médecin traitant qui te posera quelques questions. Iel souhaitera comprendre tes symptômes et savoir s’il s’agit d’une infection aiguë ou chronique. 

Il pourra te demander d’acheter une bandelette urinaire (en pharmacie) afin d’orienter le diagnostic. Par la suite, il est possible que tu aies à faire un examen cytobactériologique des urines afin d’identifier la bactérie responsable de ton infection urinaire et te donner le meilleur traitement. 

Pour traiter une infection urinaire, ton médecin te recommandera d’augmenter ta consommation d’eau afin de purger ta vessie. Il te prescrira également un antibiotique à prendre pendant 3 jours. 

Si tu ne présentes pas de signes de gravité, tu peux aussi te rendre en pharmacie et demander du Monuril° qui est un traitement antibiotique, utilisé par monodose. En revanche, ce dernier ne doit pas être administré en cas de malformation anatomique, d’une insuffisance rénale ou d’un affaiblissement prononcé du système immunitaire. N’hésite pas à en faire part à ton pharmacien si tu as un doute. 

Quoiqu’il en soit, ne pratique jamais l’automédication ! Si tu as du mal à te déplacer ou à trouver un rendez-vous chez un médecin, tu peux aussi opter pour la téléconsultation.  

Quid des méthodes naturelles ? 

Dans le cas de la cystite, il existe tout un tas de méthodes naturelles pour apaiser la crise. On pense notamment au jus de cranberry aux vertus anti-bactériennes, aux bourgeons d’airelles antiseptiques, aux infusions de thym ou encore aux probiotiques pour apaiser la flore vaginale.  

Attention, si ces méthodes de grand-mère s’avèrent hyper efficaces pour apaiser les crises liées à l’infection, elles ne remplacent pas un vrai traitement. D’autant qu’une infection basse mal ou non traitée peut se transformer en infection urinaire haute et s’avérer plus grave. 

Est-ce qu’une infection urinaire peut passer toute seule ?

Warning ⚠️ Une infection urinaire non traitée aux antibiotiques peut vite mal tourner. Si on estime qu’une infection urinaire sur deux peut passer toute seule, ce n’est pas systématiquement le cas. En bref, cela dépend si les bactéries ont déjà eu le temps de proliférer dans la vessie. 

Si tu ressens les symptômes évoqués plus haut, c’est qu’il est déjà trop tard. Prends vite rendez-vous chez ton médecin afin qu’il te prescrive le traitement adapté. 

Quels sont les risques ? 

Une infection urinaire peut se compliquer si elle n’est pas correctement traitée. Le risque le plus fréquent c’est qu’une infection basse localisée au niveau de la vessie se transforme en infection haute localisée au niveau du rein. Généralement, il faut s'inquiéter lorsque ta cystite est accompagnée d’une fièvre. Cela signifie que l’infection a gagné un autre organe. Si le rein est touché, un abcès peut se développer. Dans les cas les plus graves, le rein peut être endommagé ou devra nécessiter une ablation.  

Les infections urinaires accompagnées de fièvre peuvent aussi se compliquer en septicémie, c’est-à-dire la présence de germes dans la circulation sanguine. 

Si tu es enceinte et que tu as une infection urinaire, il est important de la traiter rapidement afin d’éviter les complications. 

Comment prévenir les infections urinaires ? 

Si tu as déjà eu une infection urinaire, tu sais que c’est loin d’être agréable. L’idée c’est donc d’essayer de les prévenir au maximum. Voici nos conseils pour les éviter 👇

 - Boire entre 1,5 et 2L d’eau chaque jour afin de purger la vessie
 - Ne pas se retenir et aller aux toilettes dès que c’est nécessaire
 - S’essuyer d’avant en arrière afin d'éviter que les bactéries présentes au niveau de l'anus atteignent la vessie.
 - Toujours aller aux toilettes après une relation sexuelle
 - Assurer une bonne hygiène intime sans non plus pratiquer le surplus d’hygiène qui fragilise la flore vaginale et les muqueuses
 - Utiliser des produits au pH neutre
 - Ne pas pratiquer la douche vaginale
 - Opter pour un lubrifiant à base d’eau dans le cas d’une sécheresse vaginale
 - Lutter contre les troubles intestinaux pour éviter la stagnation et la prolifération de bactéries.