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Post-Partum : la réalité et le guide des (vraies) solutions

Posté par Team MOODZ le
Post-Partum : la réalité et le guide des (vraies) solutions

S’il y a un truc dont on est bien sûres, c’est que mieux on est préparé·e, plus c’est facile de bien vivre son accouchement… et l’après ! La période qui suit cet événement si inédit, c’est le post-partum. Celui-ci s’étend de la fin de l’accouchement jusqu’au retour de couches : les premières règles après la grossesse.

Moodz te propose de t’accompagner à l’aide d’un petit guide, pour mieux comprendre et gérer le post-partum. En faisant un petit tour des symptômes les plus courants et des solutions pratiques pour soulager chacun d’eux, tu pourras t’informer et envisager ce moment le plus sereinement possible :) 

L’après accouchement, ça se passe comment ?

Comment bien se renseigner ?

Il est fréquent d’être un peu perdue quand on se renseigne sur le sujet du post-partum. Mais pas de panique : c’est parfaitement normal. Déjà, parce qu’Internet et les rayons des librairies manquent clairement de bonnes références pour pouvoir trouver les informations vraiment utiles.

Ensuite, parce que ça n’est tout simplement pas facile à gérer, dans la mesure où la grossesse et l’accouchement sont de manière générale des moments de la vie qui provoquent de grands bouleversements pour les femmes. Aussi bien à l’échelle du corps (qui change), que de l’identité (la maternité, ça n’est pas rien), ou de la société (aka la pression d’être une “super-maman”).

Quoiqu’il en soit, sache qu’il est tout aussi normal d’être perdue que de chercher à être accompagnée. Dans cette mesure, n’hésite pas à solliciter les médecins qui te suivent en exprimant sans peur et sans tabou tes questions, tes peurs et tes doutes.

Que va-t'il se passer juste après mon accouchement ? 

Pour t’aider à mieux te repérer, voici une petite liste des symptômes post-accouchement les plus courants. Du ventre gonflé aux pertes de sang en passant par le bien-connu baby-blues : une liste (un peu) longue qui bien évidemment varie selon les circonstances de la grossesse, de l’accouchement, et (surtout) selon les femmes.

Les contractions post-accouchement, qu’on appelle aussi les tranchées

Surviennent quelques heures ou quelques jours après l’accouchement. Elles ressemblent à des crampes menstruelles et servent à réduire la taille de l’utérus (et donc de “perdre du ventre” plus rapidement) et à évacuer les pertes (aka les lochies). 

La solution

Ces contractions peuvent être soulagées à l’aide d’une bouillotte chaude ou d’un cold-pack (une compresse de froid). Bien sûr, on s’installe aussi confortablement que possible, on se repose, et on consulte si besoin son médecin pour se faire prescrire une boîte d’antalgiques. On ne pratique surtout pas l’auto-médication, et on reste attentive aux éventuels signaux : des douleurs abdominales qui ne faiblissent pas sur plusieurs jours, des pertes malodorantes, ou de la fièvre peuvent laisser présager d’une infection.

Les pertes de sang post-partum qu’on appelle aussi les lochies

Sont particulièrement abondantes dans les jours qui suivent l’accouchement. Elles peuvent parfois sembler inquiétantes tant ces pertes sont hémorragiques (les caillots de sang sont fréquents). Leur abondance varie selon les personnes et elles durent en moyenne entre 2 semaines à 1 mois. 

La solution

Pour commencer bien sûr, zéro protection hygiénique interne (!). Les premiers jours, de nombreuses femmes utilisent des couches pour pouvoir accueillir plus sereinement le flux très abondant de leurs pertes. Une fois cette première vague passée, on peut se tourner progressivement vers des culottes menstruelles (comme notre shorty pour flux abondants, ou notre super taille haute aussi pour flux abondants et parfaite pour soutenir le ventre).

Des douleurs à la défécation ou des crises hémorroïdaires sont possibles

C’est le cas particulièrement si on a subi une épisiotomie (incision chirurgicale au niveau du périnée, qui est ensuite suturée, pour faciliter l’accouchement). Après une telle intervention, la première selle peut être source d’appréhension.

La solution

Avant tout, briser le tabou. Si la perspective du retour à la selle angoissante, on n’hésite pas à en parler avec son médecin qui peut nous prescrire un médicament ou une crème adaptée. Pour les crises hémorroïdaires, on recommande chaleureusement (si disponible) l'auriculothérapie. Cette pratique est une forme d’acupuncture qui soigne par l’oreille de manière naturelle et assez miraculeusement les problèmes d'hémorroïdes (entre autres).

Des douleurs pendant l’allaitement peuvent survenir

L’hormone de l’allaitement, l'ocytocine peut en effet provoquer voire renforcer les contractions et crampes post-accouchement.

La solution

Pour commencer, si les choses ne se passent pas comme prévu, et qu’on n’arrive pas à allaiter, il n’y a aucune raison de culpabiliser. L’allaitement peut-être un épisode physiquement douloureux, et les choses ne se passent pas toujours comme prévu. Il est possible d’avoir les seins douloureux, ou des engorgements mammaires : une accumulation de lait dans la glande mammaire. (Tu trouveras plus d’informations sur ces sujets par ici). On peut en tous les cas être accompagnées par un·e pédiatre ou des sages femmes (très expérimentées sur ces sujets) qui pourront nous partager de vrais conseils et les bonnes méthodes. On peut aussi tout simplement décider de ne pas allaiter. La clé est la suivante : ne pas hésiter à demander, même (et surtout) aux femmes de son entourage !

Un bouleversement hormonal de grande ampleur se produit dans les jours et semaines qui suivent l’accouchement

C’est ce nouvel “état hormonal” qui peut conduire à des symptômes aussi bien physiques (poitrine et mamelons douloureux par exemple) que psychologiques. C’est la dépression post-partum (ou baby blues) : elle concerne entre 10 à 20% des femmes selon cet article.

La solution

D’abord et avant tout, être accompagnée par le corps médical, son/sa partenaire ou ses proches. Être (véritablement) aidée, prendre le temps de se reposer et s'autoriser à exprimer ses joies, ses craintes et ses peines. Cette période est d’autant plus difficile à vivre qu’encore aujourd’hui, beaucoup de mères se retrouvent rapidement seules après leur accouchement (11 jours seulement de congés paternité en France en 2020 !).

Et si j’ai accouché par césarienne ou subi une épisiotomie ?

Si on a accouché par césarienne ou subi une épisiotomie, le soin de la plaie est primordial. Pour évacuer tout risque d’infection et faciliter la cicatrisation - en moyenne 12 jours pour une césarienne et 1 mois pour une épisiotomie -, on se repose autant que possible, et on évite les positions inconfortables. Le secret (pour certaines) : l’utilisation d’une petite bouée (en caoutchouc) pour éviter de s’asseoir directement sur la plaie. D’autres préconisent plutôt de s’asseoir en tailleur (si ça ne tire pas trop). L’idée est d’essayer les deux et de voir ce qui nous fait le plus de bien !

Les contractions utérines (tranchées) et pertes (lochies) sont les mêmes après une césarienne qu’après un accouchement par voie basse.

Dans tous les cas, pas de panique ! Le corps fait certes un travail énorme, mais il n’y a aucune crainte à avoir si on bien renseignée, équipée et accompagnée. :)

Et si tu veux aller plus loin :

On te recommande chaleureusement de t’équiper du livre très complet de la féministe, juriste et blogueuse Marie-Hélène Lahaye : Accouchement, les femmes méritent mieux (à commander en version e-book ou papier par ici), ou encore de visionner le super docu de la réalisatrice Ovidie : Tu Enfanteras dans la douleur… disponible en streaming sur Arte !

L’Abécédaire des pertes, fluides et sécrétions pour tout piger sur son corps

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